C’est une erreur extrêmement fréquente dans une VAE.
Et pourtant, trop de candidats ne s’en rendent même pas compte.
Au moment de rédiger leur livret 2, ils replongent inconsciemment dans une posture scolaire.
Ils cherchent :
- la bonne formulation,
- le vocabulaire qui fait sérieux,
- la phrase correspondante au “niveau du diplôme”,
- le ton académique attendu.
Ils veulent faire propre.
Faire professionnel.
Faire “comme il faut”.
Et progressivement, leur dossier commence à ressembler à une copie d’examen.
Le problème, c’est qu’un jury VAE n’attend pas une copie scolaire.
Il attend un professionnel capable d’analyser sa pratique.
Et la différence entre les deux est immense.
C’est ce que je vais tenter de vous expliquer dans ce nouvel article.
Pourquoi certains livrets 2 deviennent froids et impersonnels
On le ressent très vite lorsqu’on démarre la lecture de certains dossiers.
Les phrases sont longues.
Très théoriques parfois.
Remplies de jargon professionnel.
Après plusieurs pages, une question apparaît :
“Comment cette personne travaille réellement ?”
Parce qu’en réalité, beaucoup de dossiers décrivent des missions… sans jamais montrer la manière dont le candidat réfléchit dans l’action.
Le professionnel disparaît derrière des formulations génériques.
Et c’est souvent le résultat d’un candidat qui cherche davantage à “bien écrire” qu’à rendre son expérience visible.
Le jury ne cherche pas un étudiant : il cherche un professionnel
C’est probablement l’un des plus grands malentendus autour du livret 2.
Beaucoup de candidats pensent encore qu’ils doivent impressionner le jury.
Alors ils compliquent leurs phrases.
Ils utilisent un vocabulaire très soutenu.
Ils adoptent un ton très académique.
Mais souvent, cela produit exactement l’effet inverse.
Le dossier devient lisse.
Très propre… mais sans relief.
Or, ce qui capte réellement un jury, ce n’est pas un candidat qui récite parfaitement son métier.
C’est quelqu’un qui montre qu’il le comprend profondément.
Ce qui change tout dans un livret 2 ? Montrer comment vous pensez votre métier !
Prenons un exemple très simple.
Un candidat écrit :
“J’accompagne les équipes dans la gestion des conflits.”
Cette phrase est correcte.
Mais elle ne dit rien.
Rien ce qu’il fait, rien de la manière dont il appréhende cette gestion.
Rien de son humanité.
RIEN !
Elle pourrait apparaître dans des centaines de dossiers.
Cela ne validera jamais une compétence.
Maintenant regardons ce qui se passe lorsque le candidat écrit autrement.
Il explique qu’il a identifié des tensions liées à une mauvaise circulation des informations, qu’il a volontairement réorganisé certains temps d’échange afin de limiter les incompréhensions entre professionnels, puis ajusté sa posture managériale pour restaurer un fonctionnement plus apaisé.
Il évalue les progressions, le reste à faire.
Et là, immédiatement, quelque chose change.
Parce qu’on ne voit plus seulement quelqu’un qui “fait”.
On voit quelqu’un qui :
- analyse ;
- prend des décisions ;
- ajuste sa posture ;
- comprend les enjeux de la situation.
Autrement dit : on voit enfin le professionnel derrière l’expérience.
Le livret 2 n’est pas un exercice de rédaction
C’est souvent un déclic très important pour les candidats.
Le livret 2 n’est pas là pour vérifier si vous savez écrire “comme un universitaire”.
Il sert à comprendre :
comment vous travaillez ;
comment vous prenez vos décisions ;
comment vous gérez les difficultés ;
comment vous analysez vos pratiques.
Et c’est précisément pour cela que certains dossiers marquent immédiatement un jury.
Pas parce qu’ils sont parfaits.
Mais parce qu’ils rendent une expérience profondément lisible et incarnée.
Le professionnel donne envie d’être rencontré lors de l’oral.
Ce que les candidats qui réussissent leur VAE comprennent souvent tardivement…
La plupart des candidats pensent qu’ils doivent rassurer le jury avec un dossier très académique.
Alors qu’en réalité, ce qui rassure le plus un jury…
C’est un candidat qui assume enfin sa posture professionnelle.
Quelqu’un qui parle de son métier avec précision.
Avec cohérence.
Avec recul.
Sans jouer un rôle.
Parce qu’au fond, une VAE ne demande pas de redevenir étudiant.
Elle demande d’être capable de montrer le professionnel que vous êtes devenu.
Alors, osez vous montrer !
Arrêtez de demander la permission d’exister.
Venez avec votre histoire, votre manière de voir les choses,
Vos réussites, vos doutes.
C’est le meilleur conseil que je peux vous adresser.
Soyez : VRAI !
Alexandra
Accompagnatrice VAE
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