Attention, si c’est un jours « sans », passez votre chemin.
Car dans cet article, je m’apprête à vous faire certains rappels,
Qui ne sont pas forcément très agréables à entendre.
Mais qu’il est bon de savoir pour mener à bien votre VAE !
Dans le cadre d’un accompagnement VAE, il y a des choses que l’on explique…
Et d’autres que l’on pense très fort, sans toujours les formuler aussi directement.
Non pas par manque de transparence,
Mais parce que certaines réalités demandent à être entendues au bon moment, dans le bon état d’esprit.
Aujourd’hui, j’ai choisi de vous les partager sans filtre.
Parce que comprendre ces vérités peut profondément changer votre manière d’aborder votre VAE… et vos chances de réussite.
Démarrons avec la première vérité…
1 – Personne ne vous doit votre diplôme et la validation de votre VAE
Ni le jury, ni votre accompagnateur VAE, ni votre employeur.
La Validation des Acquis de l’Expérience repose sur une logique simple :
👉 vous devez démontrer que vous maîtrisez les compétences du diplôme visé.
Votre expérience est une base pour réaliser cet exercice de démonstration.
Votre capacité à la prouver fait toute la différence.
2 – Avoir de l’expérience ne suffit pas
“Je fais ce métier depuis 10 ans” n’est pas un argument suffisant.
Le jury n’évalue pas votre ancienneté, mais :
- votre capacité d’analyse
- votre compréhension des situations
- votre posture professionnelle
Sans cela, même une longue expérience peut ne pas être validée.
3 – Copier un dossier existant est une erreur stratégique
Chaque parcours est unique.
Un dossier générique ou “inspiré” est immédiatement repérable.
Et surtout, il ne vous permet pas de répondre précisément aux attendus du référentiel.
La VAE n’est pas un exercice de reproduction.
C’est un travail d’appropriation.
Vos mots, votre regard sur votre métier, votre analyse de parcours.
4 – Votre dossier doit donner envie d’être validé
Un bon livret 2 ne se contente pas d’être clair et structuré.
Il doit :
- capter l’attention
- valoriser votre expertise
- rendre évidente votre légitimité
Le jury doit pouvoir se dire :
👉 “Cette personne maîtrise réellement son métier.”
5 – Votre rôle n’est pas de raconter, mais de démontrer …
Décrire votre quotidien ne suffit pas.
C’est une base pour poser le contexte.
Vous devez ensuite expliquer :
- ce que vous faites
- comment vous le faites
- pourquoi vous le faites
C’est cette capacité à prendre du recul et évaluer votre action qui fait toute la différence.
6 – La procrastination cache toujours un blocage non avoué…
Si vous n’avancez pas, ce n’est généralement pas un problème de temps.
Tous les candidats VAE ont 24 heures dans une journée, un travail, une vie de famille, un chien qui réclame sa promenade…
Si vous n’avancez pas, c’est que la VAE n’est tout simplement pas votre priorité du moment.
Vous pouvez me raconter ce que vous voulez, c’est la réalité.
C’est ok : mail il faut se l’avouer et ne pas se cacher derrière des fausses excuses.
Ce manque de priroité peut aussi cacher autre chose comme :
- une peur du jugement : si vous ne déposez pas votre dossier, pas d’évaluation…
- un manque de méthode : vous ne savez pas par où ni comment démarrer
- ou d’un manque de clarté : difficile de faire le tri dans ce travail d’écriture
Identifier ce blocage est essentiel pour débloquer votre progression et trouver des solutions.
7 – Si votre dossier n’avance pas, ce n’est pas normal
Deux cas de figure :
- vous n’écrivez pas suffisamment
- vous ne savez pas quoi écrire
Dans les deux situations, une chose est certaine :
👉 vous avez besoin d’un cadre plus structuré.
Avant d’écrire, il faut avoir un plan pour chaque partie.
Avant d’avoir un plan, il faut comprendre l’objectif de chaque partie, et faire le lien avec votre référentiel.
8 – La majorité des abandons viennent du manque de méthode
Ce n’est ni un problème de niveau, ni un problème de capacité.
Dans la grande majorité des cas, les candidats abandonnent parce qu’ils :
- sont mal guidés
- ne comprennent pas les attentes
- avancent seuls
- ou n’ont pas d’objectifs assez forts auxquels se raccrocher
La VAE est un processus exigeant, qui nécessite une stratégie.
Elle demande aussi d’avoir un projet post-VAE, auquel se raccrocher quand certains moments deviennent difficiles.
9 – Vous n’avez pas besoin d’un dossier parfait
Le perfectionnisme est souvent un frein.
Ce que le jury attend, ce n’est pas la perfection, mais :
- de la cohérence
- de la pertinence
- de la clarté
Un dossier imparfait mais solide sera toujours plus efficace qu’un dossier parfait… jamais terminé.
10 – Votre légitimité ne viendra pas de l’extérieur
Vous n’aurez jamais un “feu vert” parfait pour vous sentir prêt.
La légitimité se construit :
- en avançant
- en écrivant
- en prenant votre place
Attendre de vous sentir prêt est souvent une manière de retarder l’action.
Les réponses viennent avec l’action.
11 – Vous devez commencer avant d’être prêt
Dans le prolongement du précédent point, la clarté ne précède pas l’action.
Elle en est la conséquence.
C’est en écrivant que vous comprenez, et que tout devient plus … fluide.
Pas l’inverse.
12 – L’échec fait partie du parcours (d’ailleurs on ne parle pas d’échec)
Validation partielle, demandes de compléments, ajustements…
Tout cela est normal.
La VAE n’est pas un examen classique.
C’est un processus progressif.
Parfois, une partie des compétences est manquante.
Elle peut être identifée au démarrage pour associer, pour exemple, une action formative, et compléter l’expérience.
C’est un signe de maturité que d’identifier cela au démarrage et de le corriger.
N’ayez pas peur de cela, regardez la réalité de votre parcours en face, et agissez en conséquence.
13 – Se démarquer demande de la profondeur
Les dossiers “corrects” passent rarement.
Ce qui fait la différence :
- la précision
- la qualité des exemples et la documentation associée
- la capacité d’analyse que vous déployez
Plus votre dossier est incarné, plus il est impactant.
14 – Vous serez évalué, et c’est normal
Oui, votre travail sera analysé.
Oui, il sera jugé.
Mais ce jugement n’est pas une remise en cause de votre valeur.
C’est une évaluation de vos compétences au regard d’un référentiel, à un instant T.
Ni plus, ni moins : prenez de la distance avec cette VAE.
15 – Ce n’est pas difficile, c’est nouveau
La VAE mobilise des compétences rarement utilisées :
- écrire sur soi
- analyser sa pratique
- structurer son expérience
Il est donc normal de se sentir déstabilisé.
Ce n’est pas compliqué, c’est différent : voilà tout.
Comme toute nouvelle expérience, elle est quelque peu inconfortable au démarrage.
16 – Le perfectionnisme est un frein déguisé
Vouloir “bien faire” peut devenir un piège.
Cela vous empêche :
- d’avancer
- de produire
- de finaliser
Mieux vaut avancer imparfaitement que rester bloqué dans un « idéal » qui n’est jamais formalisé.
17 – Vous anticipez souvent des problèmes qui n’existent pas encore
“Et si je ne suis pas au niveau ?”
“Et si ça ne passe pas ?”
Ces questions vous ralentissent plus qu’elles ne vous aident.
Concentrez-vous sur ce qui est concret et actionnable.
Laissez de côté ce sur quoi vous n’avez pas la main, ou des projections, qui n’arriveront à 99%… JAMAIS !
18 – Travailler plus ne suffit pas
Passer des heures sur votre dossier ne garantit pas l’avancement.
Ce qui fait la différence :
- les bonnes questions au démarrage
- la bonne méthode : de sélection, d’écriture, d’analyse et de documentation
- les bons ajustements pour les arbitrages et les reformulations
19 – Le jury n’est pas contre vous
Si vous avez l’impression que “c’est dur” ou “injuste”…
C’est souvent que les attentes ne sont pas suffisamment comprises.
Le référentiel est votre véritable guide.
Tout est inscrit : les indicateurs évalués et les compétences attendues.
Vous savez tout, dès le démarrage.
20 – Personne n’attend votre dossier
Le jury ne vous connaît pas.
Vous devez donc :
- rendre votre parcours lisible
- valoriser vos compétences
- capter l’attention en apportant votre regard et analyse
Rien n’est implicite.
Ce qui n’est pas dit ne sera pas validé.
21 – Le syndrome de l’imposteur est normal
Il accompagne presque tous les candidats.
Il ne disparaît pas avant d’agir.
Il diminue en avançant.
Il sera hélas parfois là encore le jour de l’oral.
Préparez-vous, concentrez-vous sur vos actions, plutôt que vos doutes.
22 – Vous n’êtes pas un cas à part
Votre parcours est unique.
Mais vos blocages ne le sont pas.
La majorité des candidats rencontrent les mêmes difficultés.
C’est aussi l’intérêt d’être accompagné par un expert de la démarche : il connait le parcours à suivre !
Il vous guide, étape par étape, et sécurise votre progression.
23 – Un accompagnement low-cost a souvent un coût caché
Un accompagnement insuffisant entraîne :
- des erreurs stratégiques
- une perte de temps
- parfois un abandon
La qualité de l’accompagnement impacte directement vos résultats.
Prenez votre temps avant d’investir.
L’accompagnement est un investissement mais un prix bas… sera souvent révélateur de la presta !
L’expertise et les années d’expérience de votre accompagnateur VAE ont un prix.
24 – Vous n’avez pas besoin de plus de motivation
La motivation fluctue.
Ce qui vous fera avancer, c’est :
- un cadre avec des échéances
- une méthode et un regard extérieur
- de la régularité
La discipline est plus fiable que la motivation.
✨ POUR CONCLURE…
La VAE n’est pas qu’un dossier à rédiger.
C’est un véritable travail de réflexion, de structuration et de positionnement professionnel.
Comprendre ces réalités, c’est vous donner les moyens :
- d’éviter les erreurs les plus fréquentes
- d’avancer plus sereinement
- et surtout, d’augmenter significativement vos chances de validation
Votre expérience a de la valeur.
Encore faut-il savoir la démontrer.
Si vous souhaitez que nous fassions ce bout de chemin ensemble, je vous donne RDV ici pour échanger !
Tous mes voeux de succès.
Alexandra
Accompagnatrice VAE
1 – 10 Astuces pour sauver votre livret 2 du naufrage !
2 – Comment sélectionner des expériences – Livret 2 ?
3 – Arrêtez d’essayer de deviner ce que le jury attend : faites plutôt ça !