Je me présente à vous : je m’appelle « Livret 2 ».

J’ai vu le jour au milieu d’un tourbillon d’espoir et d’ambition.

Mon auteur avait un rêve : valider cette VAE tant convoitée, prouver que ses années d’expérience méritaient reconnaissance.

Il m’a façonné avec ses souvenirs, ses réussites, et parfois même ses doutes.

Mais voilà, malgré tous ces efforts, j’ai été rejeté.

Non pas parce que mon candidat manquait de compétences, mais parce que, moi, son livret 2, je n’ai pas su les montrer de manière convaincante.

Aujourd’hui, je prends la parole.

Non pas pour accuser, mais pour partager mon histoire.

Car si vous écoutez attentivement, vous apprendrez à éviter les erreurs qui ont scellé mon sort.

Laissez-moi vous confier ce que j’aurais aimé être… et ce que vous pouvez faire pour ne pas finir comme moi.


Tout a commencé avec une idée.

Une idée pleine de promesses et d’enthousiasme : celle de donner du sens à des années de travail.

Mon auteur, motivé, prêt à relever le défi, avait cette flamme dans les yeux.

Il voyait déjà la validation au bout du chemin, le diplôme encadré au mur, et la fierté de dire : “J’ai réussi grâce à mon expérience.”

On a démarré avec énergie, mais très vite, les premières erreurs se sont glissées dans notre parcours.

D’abord, il ne m’a jamais vraiment lu le référentiel.

Oh, il l’a téléchargé, bien sûr.

Peut-être même survolé un soir en écoutant de la musique. Mais le comprendre ?

L’intégrer dans chaque ligne de ma rédaction ?

Ça, non. Je suis resté un livret qui avançait à tâtons, sans véritable boussole pour guider mes pas.

Ensuite, il a pensé qu’un brouillon ferait l’affaire, pour entamer l’écriture.

Il écrivait des phrases rapidement, en se disant : “Je reviendrai dessus plus tard.”

Mais ce « plus tard » ne s’est jamais vraiment présenté.

Je suis resté plein de trous, de maladresses, et de mots qui ne faisaient pas justice à la richesse de son expérience.

Mes débuts étaient pourtant pleins de promesses.

Mais sans méthode ni attention aux détails, ces espoirs ont vite commencé à s’effriter.

Je le concède aujourd’hui : j’ai honte de cette version de moi.


C’est là que tout a commencé à déraper.

Si au départ, il y avait cette volonté de réussir, les premiers écrits ont pris une direction bien différente.

L’écriture est devenue chaotique, confuse, à tel point que j’ai commencé à perdre tout sens de clarté.

Tout d’abord, le manque de structure a plongé mon existence dans l’anarchie.

Je me suis retrouvé rédigé comme une lettre mal préparée, sans introduction, sans conclusion, sans aucune logique.

Pas de titres clairs pour guider le lecteur, juste des blocs de texte qui se suivaient sans lien apparent.

Imaginez un peu : le jury ouvrant mes pages, cherchant où trouver les informations essentielles. Ils se sont vite perdus, ne sachant pas où donner de la tête.

Puis, il y avait les descriptions floues.

Plutôt que de décrire des actions concrètes et des résultats tangibles, on m’a rempli de généralités.

« Je gérais les projets », disais-je.

  • Mais qu’est-ce que cela veut dire ?
  • Quelle méthode ?
  • Quels étaient les enjeux ?
  • Comment mes actions ont-elles impacté l’organisation ?
  • Pour quels résultats ?

Aucune réponse.

Je suis resté une ombre de l’expérience qu’on voulait me faire vivre.

Une brume dense qui rendait tout flou, même pour celui qui m’avait écrit.

Le résultat ?

Un livret difficile à lire, frustrant, qui a certainement perdu le jury dès les premières pages.

Ils ont eu l’impression de naviguer à vue dans un océan de mots, sans repères, sans identifier l’essentiel.

Les chances de réussite se sont rapidement envolées, car sans structure ni clarté, je n’ai jamais pu leur montrer ma vraie valeur.


Au fil de notre parcours, des choix malencontreux ont entaché ma rédaction, la rendant encore plus vulnérable au rejet.

Trop de détails insignifiants.

On a raconté une anecdote sur une réunion sans lien avec le diplôme.

Une histoire sur un café renversé lors d’une réunion ? Pourquoi pas.

Mais est-ce pertinent ?

Non. Le jury n’a pas le temps pour ces digressions.

Ils cherchent à évaluer des compétences, des réalisations concrètes, pas des récits anecdotiques sans impact.

Répétition des mêmes exemples

C’était comme un disque rayé ; le jury a dû s’ennuyer.

Utiliser les mêmes exemples encore et encore, c’est comme rejouer la même scène d’un film.

Ça perd de son intérêt.

Le jury attend de la diversité, des situations variées qui démontrent l’étendue de vos compétences.

La répétition ne fait que souligner un manque de profondeur et de réflexion.

Absence de chiffres ou résultats concrets

On a dit que j’étais efficace, mais rien pour le prouver.

Des affirmations sans preuves sont vides de sens.

Sans chiffres, sans résultats tangibles, comment le jury peut-il évaluer votre efficacité ?

Des pourcentages d’amélioration, des objectifs atteints, des projets menés à bien : ce sont ces éléments qui parlent.

Sans eux, vous restez une promesse non tenue.

Ces choix ont contribué à me rendre encore plus difficile à lire et à comprendre.

Le jury, déjà confronté à un livret mal structuré et flou, a dû faire face à des répétitions inutiles et à un manque de preuves concrètes.

Résultat : je suis devenu un livret 2 rejeté.


Le moment tant attendu est enfin arrivé.

Le jury m’a pris en main, me feuilletant avec un mélange évident de perplexité et de frustration.

Ils semblaient chercher quelque chose, mais je n’avais pas su leur offrir ce qu’ils attendaient.

Leurs yeux se perdaient dans mes pages, cherchant des réponses, mais ne trouvant que des mots mal agencés, des idées sans fil conducteur.

Je savais, dès les premières questions posées, que je n’avais pas convaincu.

C’étaient des questions pleines de doutes, des interrogations sur ce que j’étais censé démontrer.

« Pouvez-vous préciser cette tâche ? »

« Comment avez-vous mesuré cet impact ? »

Le jury n’avait pas confiance, et chaque question me le rappelait douloureusement.

Ils s’interrogeaient, cherchaient des détails que je n’avais pas su rendre visibles.

Le verdict est tombé comme un couperet :

« Je suis resté incomplet, mal construit, et j’ai échoué à prouver la valeur de mon candidat. »

Mes pages étaient pleines de bonnes intentions, mais elles manquaient de clarté, de structure et de preuves.

L’essence de ce que j’avais à offrir s’était perdue dans l’amalgame de phrases vagues et d’exemples répétitifs.

Et malgré les efforts déployés, je n’ai pas réussi à donner au jury ce qu’il attendait :

un portrait clair et convaincant de mon auteur, et des preuves en annexes.


Si je pouvais rêver d’être le livret parfait, voici ce que je souhaiterais devenir.

Être clair, structuré, et aligné avec le référentiel.

Je veux être un modèle de clarté, avec une structure impeccable qui guide le jury dès les premières pages.

Chaque section bien définie, chaque compétence en lien direct avec le référentiel.

Aucun doute, aucune confusion.

Une introduction claire.

Une problématique identifiable pour chaque situation de travail proposée.

Une conclusion stratégique, ouvrant à questionnement.

Une lecture fluide, sans détours inutiles, où chaque mot a sa place et chaque information répond à un objectif.

Raconter des histoires captivantes ET pertinentes.

Je voudrais capturer l’attention du jury en racontant des histoires, mais pas n’importe lesquelles.

Des histoires qui montrent des réalisations concrètes, des défis surmontés, des compétences mises en œuvre.

Celles qui soulignent le parcours professionnel avec émotion, mais surtout avec pertinence, sans digressions inutiles.

Chaque anecdote, chaque récit doit démontrer l’impact direct des actions, illustrant une compétence précise avec des exemples vivants.

Apporter des preuves concrètes et mesurables.

Je veux être un livret de résultats.

Pas seulement des paroles, mais des preuves tangibles : des chiffres, des statistiques, des réussites mesurables.

Des projets accomplis, des objectifs atteints.

Des données qui montrent à quel point mon auteur a été performant, et comment son expérience est alignée avec les attentes du diplôme.

Et même si aujourd’hui, je suis rejeté, il n’est jamais trop tard pour me transformer.

Même dans l’échec, il y a une possibilité de renouveau.

Mon histoire n’est pas finie.

Je peux renaître.

Avec les bonnes corrections, les bonnes améliorations, je peux devenir ce livret réussi que j’ai toujours voulu être.


Et vous, qu’aurait à dire votre livret si on lui demandait de se confesser ?

Serait-il fier de ses premières lignes ?

Se sentirait-il complet et structuré, prêt à convaincre ?

Ou, comme moi, serait-il trahi par des choix malheureux, un manque de préparation, ou une écriture trop brouillonne ?

Le chemin vers la réussite passe par un livret clair, structuré et aligné avec les attentes du jury.

Avant de finaliser le vôtre, prenez un moment pour vous poser les bonnes questions :

  • Est-ce que mon livret est bien structuré ?
  • Ai-je apporté des preuves concrètes de mes compétences ?
  • Est-ce que chaque anecdote a un réel impact ?

Ne laissez pas votre livret devenir une confession de regrets.

Faites-le relire par un œil extérieur, quelqu’un qui pourra vous guider et repérer les erreurs que vous n’avez pas vues.

Cela peut faire toute la différence.

Si vous n’êtes pas sûr, ne laissez pas le hasard décider de votre réussite, recherchez de l’aide d’un professionnel de la VAE,

Connaissant l’attendu pour votre diplôme.

Transformez votre livret en un véritable témoignage de votre expérience et de vos compétences, prêt à convaincre les jurys et faire de vous le prochain diplômé !

Le chemin vers le succès est pavé de détails soignés, de choix réfléchis et de préparation.

Ne laissez pas ces petites erreurs vous faire perdre votre chance.

Comme l’a dit Einstein : « Le succès est la somme de petits efforts, répétés jour après jour. »

Il n’y a pas de place pour la chance, sans préparation.

Tous mes vœux de succès !

Alexandra

Accompagnatrice VAE Certifiée

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