Chef : je vous demande une augmentation de salaire immédiate !

Vous comprenez : je ne m’en sors pas avec mon loyer, mes enfants, leurs études, les charges, les impôts…

Faites ça et c’est un GROS NON qui vous attend.

Et selon l’humeur de votre patron, il vous dira possiblement « d’aller voir ailleurs si vous n’êtes pas content ».

Je vous passe le chapitre des « il y a des millions de chômeurs, je peux vous remplacer comme je veux »…

Et pour cause, une demande d’augmentation de salaire : ça se demande, mais surtout ça se prépare !

Vous êtes dans une relation de travail.

Elle suppose que chacun trouve un intérêt dans cette relation.

Quel est l’intérêt pour votre patron de vous payer plus ?

Là est le nerf de la guerre.

C’est pour répondre à cette problématique que j’écris cet article.

Je vais vous accompagner dans votre quête d’augmentation salariale.

Notez que cet article n’évoquera pas l’encadrement légal des augmentations de salaire qui peuvent être réalisées par votre employeur en s’appuyant sur divers documents légaux : convention collective de votre entreprise, contrat de travail, lois

Voici votre plan d’actions pour négocier votre augmentation de salaire et l’obtenir.

Comment se porte votre entreprise


C’est la première chose à laquelle vous devez penser : quelle est la santé financière de votre entreprise ?

Si votre entreprise traverse une crise ou des difficultés financières, patientez.

Ce n’est pas le bon moment et ce serait extrêmement mal venu.

Je vous conseille par ailleurs de regarder les offres sur le marché en parallèle.

Quand le bateau coule, mieux vaut avoir un plan B.

Marché actuel


Il y a deux indicateurs à regarder sur votre marché pour connaître le salaire moyen pratiqué.

Le salaire n’est pas le seul indicateur à prendre en compte.

Regardez également l’expérience qui est demandée et le diplôme, et assurez-vous que ces deux indicateurs correspondent à votre profil ou remédiez à cela avant de demander cette augmentation.

J’y reviendrai prochainement.

A ce propos, savez-vous que Tony Parker avant d’être recruté par la NBA avait analysé tous les salaires des basketteurs et disposait d’une synthèse avec toutes ces informations, et le salaire moyen des joueurs ?

Lorsque la première offre est arrivée : elle était bien en dessous de ce salaire moyen et Tony Parker a refusé de la signer : et il avait ses arguments évidemment !

S’il n’avait pas réalisé ce travail d’analyse, je vous laisse deviner qui du Club ou de Tony Parker aurait perdu le plus d’argent.

Devenez le Tony Parker de votre domaine d’activités et analysez votre marché.

Obtenir un diplôme sans retourner à l’école ou en formation


Dans une vie professionnelle, on saisit des opportunités, on évolue, et on a plus nécessairement le diplôme qui colle au poste qu’on occupe.

Si vous avez l’expérience mais pas le diplôme demandé sur votre marché, sachez que vous avez la possibilité de valider vos années d’expériences sans retourner sur les bancs de l’école ou reprendre une formation.

Ce dispositif s’appelle la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

J’aime résumer ce dispositif par une équation simple :

Vos expériences actuelles = votre diplôme de demain = augmentation future de votre salaire

Seulement après obtention de ce diplôme, demandez votre augmentation de salaire.

Si ce dispositif vous intéresse ou que vous souhaitez en savoir plus, vous retrouverez à la fin de cet article un guide complet sur la VAE.

Analyser vos résultats


Une fois l’analyse de votre marché menée, la santé de votre entreprise analysée, vous savez que votre demande peut être formulée et qu’en plus de cela, votre profil est franchement intéressant.

Avant de vous jeter dans la gueule du loup, analysez ce que vous avez mené :

  • Quels sont vos résultats ?
  • Combien rapportez-vous à votre entreprise vs combien lui coûtez-vous ?
  • Qu’avez-vous pris comme projet ou mission complémentaire ?
  • Avez-vous dégoté un partenariat ou un « gros client » ?
  • Quels points d’améliorations pouvez-vous encore travailler ?

Si vous n’avez rien fait : entendez ici « rien de plus » que votre fonction, inutile d’aller toquer à la porte de votre chef.

Commencez par prendre davantage de choses en charge et à faire des propositions.

Allez là ou vos collègues n’ont pas envie d’aller, prenez en charge les choses un peu plus compliquées, gérez les réclamations ou les clients mécontents, soulagez parfois votre responsable en lui proposant un petit coup de main…

Ne soyez pas de ceux qui ne font rien de plus toute l’année et qui, un mois avant les entretiens annuels, endossent leur plus beau sourire et font mine de s’activer.

Cela a le chic d’énerver tout le monde : collègues comme responsables.

Et en plus, cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

demander augmentation salaire

Négociez : ne vous plaignez pas


Evitez le « Jean-Michel gagne plus que moi et ses compétences sont nettement en dessous des miennes ».

Même si c’est vrai : on s’en moque.

On parle de vous : de vos compétences, réalisations, gains, actions…

C’est de vous dont il est question et de votre demande.

C’est votre travail qui mérite une augmentation : non vos plaintes.

Votre talent


Quel est votre talent ?

Qu’est ce qui fait qu’un collègue ou un responsable vient vous voir vous plutôt qu’un autre ?

Pourquoi pensez-vous être un élément important pour votre entreprise ?

Est-ce votre :

  • Expertise
  • Expérience
  • Sens de l’analyse
  • Capacité à trouver une solution
  • Réseau à mobiliser
  • ….

Trouver le bon moment


L’objectif d’une demande est d’être entendu, compris et intégré.

Votre objectif : c’est d’avoir l’attention de votre responsable.

Il convient donc de choisir un moment opportun pour formuler votre demande et avoir toute son attention.

Cela peut se dérouler durant votre :

  • Entretien Annuel
  • Entretien de mi-année (si votre entreprise le propose)
  • Entretien individuel avec votre manager : si vous réalisez des points hebdomadaires ou mensuels par exemple

Vous pouvez également solliciter votre responsable et demander un entretien « exceptionnel ».

Assurez-vous d’avoir 30/45 minutes réservées rien que pour vous.

Et on répète votre demande d’augmentation de salaire !


Entrainez-vous par pitié.

Un ami, votre mari/femme, un membre de votre famille.

Un coach…

Répétez, répétez, répétez… et envisagez avant les objections possibles de votre chef, pour savoir quoi répondre.

Travaillez votre verbal comme votre non-verbal.

Et ayez une idée de l’augmentation que vous souhaitez (3 %, 5%, 20%…).

Sur le salaire fixe ou sur le salaire variable ?

Acceptez-vous une augmentation moins importante mais qui s’étale sur deux années, si vous vous engagez à rester ?

Ne soyez pas sans voix si votre patron vous demande : ok, combien ?

Et n’oubliez pas : on parle et on négocie en salaire brut !

Pas en salaire net, ou vous risquez bien d’être déçu à l’arrivée.

Ultime point de négociation


En parallèle de tout ce travail, répondez à des annonces et passez des entretiens.

Faites comme si vous souhaitiez réellement partir.

Obtenez une proposition d’embauche écrite.

Présentez-là à votre chef et mettez en parallèle votre démission si aucun geste n’est fait : sans agressivité, sans menace…

Soyez factuel et présentez votre demande.

Attention : car il faut être prêt à partir (vraiment).

Dans tous les cas, départ ou pas, votre objectif sera atteint :

  • Votre patron refuse : vous partez et vous gagnez plus
  • Et s’il dit oui : jackpot, votre demande d’augmentation vient d’aboutir

Comment demander une augmentation de salaire ? 


Vous disposez de votre plan d’actions pour mener à bien votre négociation et obtenir une augmentation.

Pour que cela se matérialise : passez à l’action et appliquez !

Savoir ce qu’il faut faire c’est bien : le faire c’est mieux.

Prenez donc rendez-vous avec votre responsable et à vous de jouer.

Alexandra

Articles complémentaires à consulter susceptibles de vous intéresser :

1 – Comment gagner (vraiment) plus d’argent : la méthode complète

2 – Obtenir un diplôme sans retourner à l’école ou en formation grâce à la VAE 

3 – Créer votre entreprise en 7 étapes