Il y a un moment, dans chaque démarche VAE, où l’on se surprend à regarder en arrière.

À repenser au chemin parcouru.

Aux années où l’on a travaillé sans toujours être reconnu.

Aux responsabilités qu’on a portées en silence.

Aux compétences qu’on a développées sans diplôme pour les valider.

Et puis il y a ce moment particulier : celui qui vous pousse à franchir le pas.

Un mélange d’espoir, de peur, de fierté et de fatigue accumulée.

Ce moment où vous vous dites :

« Maintenant, c’est à mon tour. Je mérite enfin que tout cela compte. »

La VAE n’est pas seulement un parcours :

C’est un acte intime, parfois vulnérable, souvent courageux.

Un acte par lequel vous décidez d’arrêter d’attendre que les choses changent… et d’en reprendre la maîtrise.

Alors pour vous accompagner dans cette trajectoire, j’aimerais partager les cinq vérités essentielles qui font toute la différence dans une validation.

Des vérités exigeantes, mais qui vous aideront.


La majorité des abandons et des échecs ne sont pas dus au niveau de compétence… mais à l’essoufflement.

Une VAE menée sur plusieurs années se dilue, s’alourdit, puis devient un fardeau.

À l’inverse, un candidat focus pendant 6 à 8 mois, avec une échéance claire, avance mieux, reste engagé, et produit un Livret 2 cohérent.

Mais attention :

Ne vous brûlez pas en 3 mois.

Ceux qui veulent aller “trop vite” finissent par payer leur précipitation de leur chair : fatigue, perte de recul, rédaction bâclée, parcours trop tendu pour tenir.

La réussite repose sur une cadence maîtrisée :

📌 Un objectif clair + un délai raisonnable + une régularité solide.

C’est cette combinaison qui permet d’aller au bout… et de bien faire.


La VAE n’est pas un distributeur automatique de diplôme.

Vous pouvez avoir 20 ans d’expériences et ne pas obtenir la validation de votre démarche.

Vous pouvez en avoir moins et réussir immédiatement.

Le diplôme n’est jamais “dû”.

Vous êtes évalué sur :

  • vos choix d’expériences,
  • votre capacité d’analyse,
  • votre manière d’expliquer vos actions,
  • et la cohérence globale de votre discours.

Il y a donc des arbitrages à assumer :

Vous décidez « quoi montrer » dans votre Livret 2 : et vous serez évalué sur ce choix.

Accepter cela, c’est entrer pleinement dans la démarche.

C’est aussi la condition pour écrire avec lucidité plutôt que par obligation.


Un jury ne juge pas votre valeur professionnelle, ni votre légitimité, ni ce que vous êtes au quotidien.

Il juge ce que vous avez écrit, la manière dont vous avez analysé, la manière dont vous avez démontré.

C’est différent.

Profondément différent.

Si le résultat n’est pas celui espéré :

👉 prenez de la distance.

👉 distinguez votre pratique réelle de ce que vous avez su (ou non) rendre visible.

👉 souvenez-vous que cela n’annule en rien vos années d’expérience.

Même si c’est difficile émotionnellement, cette prise de recul conditionne la réussite de la suite.

C’est un filtre qui vous protègera du résultat.


Une VAE n’est pas un pansement.

Ce n’est pas un moyen de combler une blessure professionnelle, une injustice passée, un manque de reconnaissance ou une souffrance accumulée.

Il faut être solide quand on accepte d’être évalué par un jury de VAE.

Solide dans sa posture.

Solide dans son identité professionnelle.

Car toutes les failles, toutes les choses bancales, vont remonter à la surface,

Et seront vues par votre jury.

Vouloir une revanche, pourquoi pas.

Faire reconnaître ses compétences, évidemment !

Mais se réparer, non.

Une VAE menée dans la fragilité peut abîmer plus qu’elle ne reconstruit.

Et croyez-moi : j’ai vu des personnes sortir cassées d’une démarche qu’elles n’auraient pas dû entreprendre “pour réparer quelque chose”.

La VAE est un levier, pas une béquille.

Réglez ce qui doit être réglé, avant,

Pas pendant,

Pas en espérant un diplôme.


Si vous n’aimez plus votre poste,

si vous êtes sous-payé depuis des années,

si vous ne supportez plus vos collègues ou votre chef,

si vous souhaitez changer de cap, évoluer, reconquérir votre vie professionnelle…

La personne responsable, c’est vous.

La personne qui peut agir, c’est… encore vous.

Et la personne qui peut changer les choses dans les prochains jours/mois/années… reste vous.

Et c’est une bonne nouvelle.

Parce que vous n’êtes pas dépendant d’une entreprise, d’un manager, d’un collègue ou d’un tirage au sort.

Vous pouvez décider de tout donner pour décrocher ce diplôme, en menant un travail méthodique et minutieux,

Vous pouvez décider d’ouvrir une nouvelle porte.

Vous pouvez décider de prendre un virage professionnel.

Donnez-vous les moyens.

Faites de choses, testez.

Je vous souhaite d’oser ce mouvement.

D’assumer votre ambition.

Et de faire de votre démarche VAE le début d’une trajectoire nouvelle.

Croyez-moi : une fois le diplôme obtenu, vous n’imaginez pas le nombre de portes et d’opportunités que cela peut ouvrir.

Tout part de votre décision d’agir.

🎉 Je vous souhaite la folie d’oser.

Lancez-vous.

Collectionnez les remords… et délestez-vous des regrets.

C’est encore le meilleur des conseils que je puisse vous donner.

Alexandra

Accompagnatrice VAE Certifiée.

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