Quand j’ai décidé de faire une VAE pour un Master 2 en Management et Administration des Entreprises, je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds.
J’avais de l’expérience, oui.
Beaucoup même !
Mais entre le dossier de faisabilité à compléter auprès de la faculté, le référentiel à décrypter, le dossier de VAE (livret2), les annexes et les rumeurs sur ce « fameux jury VAE exigeant », je me suis retrouvée noyée dans les démarches.
Je doutais, je me demandais si j’étais légitime, et parfois j’avais même envie de laisser tomber.
Ce que j’ai découvert au fil du parcours, c’est que la VAE n’est pas seulement un parcours « administré ».
C’est une vraie aventure personnelle et professionnelle.
Elle oblige à mettre de l’ordre dans son expérience, à prendre du recul, à assumer ses compétences et même ses fragilités.
Et croyez-moi, ce n’est pas toujours confortable.
Ceux qui sont au stade de l’écriture savent à quel point cette démarche est energivore,
Mais c’est incroyablement puissant.
Si je partage cela avec vous aujourd’hui, c’est parce que cette VAE a transformé ma vie :
Elle m’a permis d’obtenir mon Master 2,
Et de ne plus avoir un parcours « bancale », avec un CV plein d’expériences,
Mais un niveau BTS..
Une parfaite incohérence pour les recruteurs qui recevaient ma candidature,
Et surtout, une occasion de me payer un peu moins pour le poste visé (et bien, oui, on vous laisse votre chance bien que vous n’ayez pas le diplôme ! Tu parles d’une chance…!).
Mais surtout, elle m’a ouvert un chemin vers un nouveau métier, celui d’accompagnatrice VAE.
Car je me suis promis que plus jamais personne ne devrait avancer à l’aveugle comme je l’ai fait.
C’est la raison pour laquelle j’ai créé ce site, et que j’y publie depuis 7 années, des articles, guides et vidéos chaque semaine.
Pour vous informer !
Vous booster, vous aider, et vous dire que oui : c’est possible de devenir diplômé par la VAE !
A conditions de bien comprendre chaque étape de cette démarche.
Alors, voici le plan étape par étape que j’aurais aimé avoir dès le début.
Un plan simple, clair, qui vous guide sans jargon et vous aide à avancer avec confiance.
J’espère de tout coeur qu’il vous aidera.
1. Cadrer son projet
Avant de plonger dans les démarches, il est essentiel de prendre un temps pour cadrer votre projet.
La VAE n’est pas une aventure que l’on entame à la légère : elle demande de l’énergie, du temps et une vraie clarté d’intention.
Cadrer son projet, c’est d’abord se demander :
“Pourquoi est-ce que je veux ce diplôme ?
Qu’est-ce qu’il va changer dans ma vie professionnelle ?
Puis-je dégager du temps pour cette démarche ? ”
Le choix du diplôme doit être cohérent avec votre parcours.
Ce n’est pas seulement une question d’envie ou de prestige, mais surtout de légitimité professionnelle.
Le jury attend que le diplôme visé corresponde au niveau de vos missions, à votre degré de responsabilité, à votre autonomie et à l’expertise que vous avez déjà démontrée sur le terrain.
Si vous encadrez des équipes, pilotez des projets ou prenez des décisions stratégiques, viser un diplôme de niveau master est logique.
À l’inverse, si vos missions sont surtout opérationnelles, il vaut mieux se tourner vers un diplôme correspondant à ce degré de pratique.
Ce cadrage est déterminant, car il évite de partir dans une démarche vouée à l’échec.
En choisissant un diplôme qui reflète vraiment votre niveau d’expérience, vous vous donnez les meilleures chances d’obtenir une validation complète.
Les Points Relais Conseils (PRC) vous aident également à effectuer ce premier travail d’analyse si vous le souhaitez.
2. Vérifier l’éligibilité et déposer le livret 1
Une fois le projet défini, il faut passer à la première étape officielle : la demande de recevabilité.
Celle-ci se matérialise par le dépôt du livret 1 (ou dossier de faisabilité).
Ce document ressemble à une carte d’identité professionnelle :
vous y présentez votre parcours, vos expériences, vos formations et vous joignez les justificatifs qui prouvent la réalité de vos activités.
Depuis la réforme, il n’est plus nécessaire de justifier d’un an d’expérience minimum.
Ce qui compte désormais, c’est la pertinence de vos missions par rapport au diplôme visé.
Beaucoup de candidats voient le livret 1 comme une formalité administrative, mais c’est bien plus que cela.
Un livret 1 soigné, complet et cohérent pose déjà les bases de votre réussite.
À l’inverse, un dossier approximatif peut entraîner un refus de recevabilité, vous faisant perdre du temps et de l’énergie.
Point important pour les personnes visant une Licence ou un Master 2, auprès d’une université,
Soignez tout particulièrement la partie écrite qui vous est demandée.
Le style rédactionnel proposé doit être en phase avec le diplôme visé.
Lorsque vous déposez ce livret, vous devez ensuite patienter : les délais de réponse varient selon les certificateurs, parfois plusieurs semaines.
Le délai légal pour vous adresser votre retour est de deux mois.
Ce temps d’attente n’est pas perdu :
Vous pouvez déjà commencer à réfléchir à vos expériences significatives et à collecter vos preuves, ce qui vous donnera une longueur d’avance pour la suite, en cas de recevabilité.
C’est ce que nous allons voir maintenant.
3. Cartographier son expérience par rapport au référentiel
Recevable ou en attente de l’être, vous pouvez entamer un travail fondamental : la cartographie de votre expérience face au référentiel de certification du diplôme.
Le référentiel est la grille de lecture du jury.
Il détaille les compétences qu’un candidat doit présenter et incarner dans son écrit.
Votre objectif est simple : montrer que vous les possédez déjà grâce à votre parcours.
Concrètement, cette cartographie consiste à mettre vos expériences en face des blocs de compétences du référentiel.
Cela demande un vrai travail d’analyse et du temps (beaucoup de temps !) :
Dans quelle mesure vos missions passées correspondent-elles à chaque compétence attendue ?
Avez-vous agi de manière autonome ?
Avez-vous eu des responsabilités ?
Pouvez-vous apporter des preuves tangibles ?
Cet exercice peut parfois être confrontant.
On se rend compte que certaines compétences sont parfaitement couvertes, d’autres seulement en partie, et que certaines semblent absentes.
Mais loin d’être décourageant, ce constat est précieux : il vous permet de savoir sur quelles expériences vous allez capitaliser, et comment construire un dossier équilibré.
Vous pouvez également suivre une formation durant votre démarche, si vous avez identifié des manques.
Vous produirez ainsi l’attestation de formation correspondante dans votre dossier de VAE, et montrerez ainsi à votre jury que vous avez su identifier les parties manquantes, et y répondre par une action formative.
En réalité, cette cartographie agit comme une boussole.
Elle vous évite de vous disperser dans des récits d’expériences intéressants, mais hors sujet.
Elle vous donne une vision claire des forces à mettre en avant et des éventuelles limites à assumer.
4. Sélectionner les expériences phares
Une fois votre cartographie réalisée, vient le moment de choisir les expériences que vous allez développer dans votre livret 2.
Et c’est ici que se joue une grande partie de votre réussite.
Le piège le plus courant, c’est de vouloir tout raconter : chaque poste, chaque mission, chaque détail.
Mais un bon dossier n’est pas une encyclopédie, c’est une démonstration ciblée.
Choisir c’est renoncer, et donc retenir quelques situations qui illustrent parfaitement une ou plusieurs compétences du référentiel.
Ce n’est pas forcément l’expérience la plus prestigieuse ou la plus spectaculaire, mais celle où vous pouvez montrer un rôle actif, des responsabilités assumées, des choix réfléchis et des résultats concrets.
Une expérience phare se distingue aussi parce que vous pouvez l’analyser avec recul.
Il ne suffit pas de dire ce que vous avez fait, il faut être capable d’expliquer pourquoi vous l’avez fait ainsi, ce que vous avez appris et ce que cela prouve de votre manière de travailler.
C’est un échantillon de votre vie, que vous allez proposer.
Mieux vaut un petit nombre de récits solides, détaillés et pertinents, que dix histoires superficielles.
C’est dans ces expériences que le jury viendra chercher la preuve que vous êtes déjà au niveau attendu.
5. Rédiger son livret 2 avec méthode
Vous redoutez la rédaction du livret 2 ?
Certains y voient une montagne infranchissable, d’autres une sorte de mémoire universitaire à produire, tellement loin de la réalité du terrain.
La vérité est ailleurs : le jury n’attend pas un roman ni un pavé indigeste, mais un dossier clair et structuré qui démontre vos compétences de manière évidente.
Un bon livret 2, c’est avant tout un récit professionnel organisé.
Chaque expérience que vous y présentez doit servir un objectif précis :
montrer que vous maîtrisez une compétence attendue par le diplôme.
Pour y parvenir, il est utile de suivre une logique simple.
On peut, par exemple, s’inspirer cette méthode :
expliquer la situation dans laquelle vous vous trouviez,
décrire les tâches qui vous incombaient,
détailler les actions que vous avez menées,
prendre de la hauteur sur vos actions, mode de faire, difficultés rencontrées, solutions retenues,
et enfin présenter les résultats obtenus !
Ce type de structure a un double avantage.
D’abord, il vous oblige à être concret : pas de place pour les phrases vagues ou les formules toutes faites.
Ensuite, il aide le jury à comprendre rapidement votre rôle exact et l’impact de votre intervention.
Décrire une action sans résultat, c’est raconter une tâche.
Montrer une action assortie d’une analyse, puis d’un résultat, c’est prouver une compétence.
Écrire son livret 2, c’est aussi un exercice de recul.
À mesure que vous rédigez, vous prenez conscience de tout ce que vous avez accompli.
Beaucoup de candidats découvrent, parfois avec surprise, l’étendue de leur savoir-faire.
Cette prise de conscience n’est pas anodine : elle vous donne de l’assurance et prépare déjà le terrain pour l’oral.
En somme, la rédaction du livret 2 n’est pas une corvée mais une opportunité.
C’est l’occasion de transformer vos expériences en preuves tangibles et de donner au jury toutes les clés pour reconnaître votre niveau de professionnalisme.
Au-delà de cela, votre parcours gagne en clarté.
Et plus c’est clair, plus c’est facile de le raconter !
6. Valoriser sa posture professionnelle dans l’écrit
Le livret 2 ne doit pas être une simple accumulation de tâches réalisées au fil de votre carrière.
Si vous vous contentez de décrire vos missions de manière factuelle, vous passez à côté de ce que le jury attend vraiment.
Ce qu’il cherche à percevoir dans votre dossier, ce n’est pas seulement ce que vous avez fait, mais surtout qui vous êtes en tant que professionnel.
C’est ici qu’entre en jeu la posture professionnelle.
Peu de personnes comprendront cette nuance.
Derrière chaque activité décrite, le jury doit pouvoir lire votre manière de travailler, vos responsabilités et la façon dont vous assumez vos choix.
Écrire un livret 2, ce n’est pas seulement montrer que vous savez faire, c’est aussi démontrer que vous savez analyser, décider, encadrer, gérer l’imprévu et assumer vos résultats.
Prenons un exemple. Dire :
« J’ai organisé une réunion d’équipe pour répartir les tâches » est une description correcte, mais insuffisante.
En revanche, écrire :
« Dans le cadre de ce projet, j’ai réuni mon équipe afin de clarifier les rôles et d’éviter les doublons. J’ai veillé à ce que chacun puisse s’exprimer, puis j’ai tranché entre deux propositions divergentes afin de sécuriser le planning. Cette décision a permis de respecter l’échéance et de maintenir un climat de travail constructif » change totalement la perception.
Dans cette seconde version, vous ne racontez pas seulement ce que vous avez fait, vous mettez en valeur votre organisation, votre capacité d’écoute, votre prise de décision et votre leadership.
Le jury veut être convaincu que vous êtes capable de prendre du recul, de gérer des responsabilités, d’exercer un rôle d’encadrement ou d’arbitrage lorsque cela est nécessaire.
En somme, il doit sentir que vous avez atteint le niveau attendu par le diplôme.
C’est cette capacité de réflexivité – c’est-à-dire la faculté d’analyser vos pratiques et d’en tirer des enseignements – qui fait souvent la différence entre un dossier moyen et un dossier marquant.
Cette reflexivité peut également être portée par l’ajout de références littéraires, qui viendront soutenir vos arguments, ou au contraire soutenir une autre version, pour montrer toute la complexité d’un sujet.
Lorsque vous relisez vos écrits, posez-vous toujours la question :
« Est-ce que je me contente de raconter une mission, ou est-ce que je montre ma manière de l’avoir réalisée ? »
Si votre texte reflète vos choix, vos arbitrages et vos responsabilités, alors vous êtes sur la bonne voie pour convaincre.
Sinon, reprenez votre écrit.
7. Relire et auditer son dossier
Arrivé à la fin de la rédaction, la tentation est grande de déposer son livret sans plus attendre.
Après des semaines, parfois des mois d’écriture, on a envie d’en finir.
Pourtant, la relecture est une étape déterminante.
Votre livret 2 est votre vitrine professionnelle : il doit refléter le sérieux, la précision et la rigueur que vous appliquez déjà dans votre travail.
Après tout, il parlera pour vous, en votre absence !
Relire son dossier, ce n’est pas seulement corriger les fautes d’orthographe.
C’est s’assurer que votre message est clair, que vos expériences sont compréhensibles pour un lecteur extérieur et que chaque compétence attendue trouve sa place dans vos écrits.
Un jury n’a pas le temps de deviner : il doit voir rapidement le lien entre vos activités et le diplôme visé.
Sinon, vous ne serez pas diplômé. Point.
C’est aussi le moment d’éliminer le superflu.
Les détails trop techniques, les répétitions ou les anecdotes sans lien direct peuvent brouiller votre message.
À l’inverse, un style simple et précis mettra vos compétences en valeur.
Une bonne pratique consiste à demander un regard extérieur.
Si une personne qui ne connaît pas votre métier comprend vos explications, c’est le signe que votre texte est accessible et bien construit.
Car n’oubliez pas : même si le jury est composé de professionnels, ils ne sont pas tous experts de votre secteur.
Vous devez donc aussi effectuer un travail de vulgarisation.
Relire et auditer son dossier, c’est donc la touche finale qui donne à votre livret toute sa force.
Un document soigné inspire confiance, et cette impression compte autant que le fond.
Vous montrez au jury que vous prenez cette démarche au sérieux et que vous êtes capable de présenter votre parcours avec la même exigence que celle attendue pour le diplôme.
Au-delà de cela, vous montrez également que vous respectez leur temps, et leur attention portée sur votre parcours.
8. Déposer le dossier de VAE (livret 2)
Une fois votre livret 2 rédigé, relu et audité, arrive le moment de le déposer.
Beaucoup considèrent cette étape comme purement administrative, mais elle n’est pas à négliger.
Votre dossier doit être impeccable, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Vérifiez attentivement les consignes données par l’organisme certificateur : certains demandent une version papier reliée, d’autres privilégient un dépôt numérique via une plateforme.
Respecter ces consignes est déjà une preuve de rigueur.
Joignez toutes les annexes dans l’ordre indiqué, assurez-vous que vos documents sont lisibles et anonymisés si nécessaire, et veillez à ce que la numérotation corresponde parfaitement aux références de votre livret.
Déposer son dossier, c’est en quelque sorte le livrer au regard du jury.
C’est une étape symbolique : vous passez du travail solitaire de rédaction à l’évaluation par des professionnels extérieurs.
À ce stade, vous devez pouvoir être fier de votre travail et confiant dans la solidité de vos preuves.
Ce qui compte, c’est bien de se dire ici : quel que soit le résultat, j’ai livré la meilleure version possible !
9. Préparer l’oral de VAE
L’oral est souvent redouté.
Surtout pour les introvertis (je vous comprends car j’en suis une également !)
Mais, il faut le voir comme une opportunité plutôt que comme une épreuve.
L’entretien n’est pas un examen scolaire : c’est un dialogue professionnel.
Le jury cherche à mieux comprendre vos expériences et à vérifier que votre dossier reflète bien votre niveau réel.
Il souhaite également s’assurer que vous êtes bien l’auteur de votre livret 2.
Ainsi, pour vous y préparer, proposez un fil conducteur clair.
En quelques minutes, vous devez être capable de vous présenter, de rappeler vos principales expériences et de mettre en avant les compétences clés que vous souhaitez que le jury retienne.
Plus qu’un discours figé, c’est une histoire professionnelle que vous racontez, avec ses réussites, ses défis et les apprentissages que vous en avez tirés.
Anticipez aussi les questions possibles.
Le jury peut vouloir des précisions sur une situation, un choix, une difficulté.
Préparez des réponses courtes, structurées et illustrées d’exemples concrets.
N’ayez pas peur d’admettre que certaines situations ont été complexes : montrer comment vous avez réfléchi ou progressé dans l’adversité est tout aussi précieux que d’énumérer vos succès.
L’oral est avant tout un moment pour affirmer votre posture : calme, clarté, assurance.
Ce que le jury retiendra, ce n’est pas seulement ce que vous dites, mais la manière dont vous le dites.
10. Passer devant le jury
Le jour J, tout se joue dans les premières minutes.
Votre attitude, votre regard, votre façon de vous exprimer installent le climat de l’entretien.
Le jury n’attend pas de vous une performance parfaite, mais il veut sentir que vous êtes un professionnel sûr de son parcours et capable d’en parler avec recul.
Répondez aux questions sans précipitation.
Prenez le temps de réfléchir, respirez, et si vous ne comprenez pas une question, demandez une reformulation.
Il vaut mieux un silence maîtrisé qu’une réponse précipitée et confuse.
Devant le jury, montrez que vous êtes capable de relier vos expériences aux compétences attendues.
Chaque réponse doit être l’occasion de faire le lien entre vos pratiques et le diplôme.
Ce n’est pas seulement un récit de carrière, mais une démonstration vivante de vos acquis.
N’oubliez pas : le jury n’est pas là pour vous piéger, mais pour vérifier que vous êtes bien au niveau du diplôme (et l’auteur de votre dossier).
Leur rôle est d’évaluer, pas de décourager.
Entrez donc dans la salle avec confiance !
11. Après le jury : accueillir la décision
Une fois l’oral terminé, vient l’attente de la décision.
Pour certaines certifications (licence, master), la délibération est souvent immédiate, après l’oral.
Pour les autres, il faudra patienter quelques jours/semaines.
Cela peut être stressant, mais rappelez-vous : avoir présenté votre parcours devant un jury est déjà en soi une réussite.
Trois scénarios sont possibles :
- la validation totale
- la validation partielle
- ou le refus.
La validation totale est évidemment la meilleure issue : vous obtenez le diplôme et vous pouvez le valoriser immédiatement.
Dans le cas d’une validation partielle, le jury vous indiquera les compétences manquantes, ainsi qu’un commentaire motivant cette décision.
Cela peut être vécu comme une déception, mais c’est en réalité une feuille de route claire : vous savez exactement ce qu’il vous reste à acquérir ou à prouver, souvent par une formation complémentaire, une expérience supplémentaire ou une réécriture du livret 2.
Certains candidats peuvent également à avoir à retravailler la prestation lors de l’oral de VAE (stress, incapacité de répondre aux questions…).
Même un refus de validation n’est pas une fin en soi.
Il peut révéler un décalage trop important entre votre parcours et le diplôme visé, mais il peut aussi vous orienter vers un titre plus adapté.
L’essentiel est de tirer les enseignements de cette expérience et de ne pas rester seul face à la décision.
N’oubliez pas une chose : c’est votre écrit et prestation orale qui sont évaluées, votre restitution et analyse.
Pas votre personne, encore moins votre parcours !
Prenez de la distance avec ce résultat.
12. Capitaliser sur la VAE
Quelle que soit l’issue, la VAE est toujours une aventure transformatrice.
Elle vous oblige à mettre en ordre votre parcours, à nommer vos compétences, à prendre conscience de votre valeur.
Beaucoup de candidats sortent grandis de cette expérience, même avant de connaître la décision finale.
Si vous validez, prenez le temps de célébrer et surtout de valoriser votre diplôme : mettez-le en avant dans votre CV, sur LinkedIn, auprès de votre employeur.
Ce n’est pas seulement une ligne sur un papier : c’est une reconnaissance officielle de ce que vous savez faire.
Et chose importante : revalorisez aussi votre rémunération salariale.
Si votre employeur ne le fait pas, partez !
Il y’aura d’autres personnes sur le marché, prêt à vous rémunérer à votre juste valeur.
Si vous obtenez une validation partielle, appuyez-vous sur les indications du jury pour construire un plan d’action.
Compléter quelques blocs par une formation ciblée ou par de nouvelles missions est souvent suffisant pour obtenir la validation totale lors d’un second passage.
Et si la décision est négative, souvenez-vous que cela ne remet pas en cause votre valeur professionnelle. .
🎯 Conclusion
Quand j’ai moi-même traversé ce parcours pour valider mon Master 2 en Management et Administration des Entreprises, j’ai compris une chose essentielle : la VAE n’est pas seulement un parcours.
C’est une aventure humaine et professionnelle qui transforme autant qu’elle récompense.
Vous partez à l’aventure de votre découverte personnelle.
Chaque étape – de la clarification du projet jusqu’au passage devant le jury – est une occasion de mieux comprendre qui vous êtes, ce que vous savez faire et la valeur que vous apportez dans votre métier.
La VAE n’est pas un cadeau : c’est une reconnaissance méritée de vos compétences réelles, parfois accumulées dans l’ombre pendant des années.
Alors, si vous hésitez encore, rappelez-vous ceci : 100 % des personnes qui ont validé leur VAE ont un jour osé tenter leur chance !
La différence ne se joue pas sur le diplôme que vous visez, mais sur votre capacité à croire en la valeur de votre parcours et à le défendre avec clarté et conviction.
Et si vous vous sentez un peu perdu, c’est normal.
J’étais exactement dans cette situation au début, puis pendant ma démarche, et déboussolée après…
Mais aujourd’hui, en tant qu’accompagnatrice, je sais qu’avec la bonne méthode et un cadre solide, chaque candidat peut transformer son expérience en diplôme.
Cela n’enlève rien au parcours et à tout l’engagement qu’il demande.
Mais cela donne un éclairage.
Vous en cherchez plus quoi faire, ni comment ?
Vous le faites, point !
👉 Alors je vous le dis : n’attendez pas le “bon moment”.
Le meilleur moment pour commencer votre VAE, c’est maintenant.
Tous mes voeux de succès
Alexandra
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