Guide méthodologique pour comprendre et réussir votre dossier de validation

Depuis le 1er septembre 2026, le diplôme d’État de conseiller en économie sociale familiale (DECESF) est entré dans une nouvelle ère.

Le nouveau référentiel du diplôme modifie l’architecture des compétences attendues, désormais organisées autour de quatre blocs de compétences.

Mais cette nouvelle organisation ne constitue pas un simple changement de présentation.

Elle vient réaffirmer et préciser ce qui fait la spécificité du métier de conseiller en économie sociale familiale : une expertise sociale, scientifique et technique dans les domaines de la vie quotidienne, mobilisée au service de l’accompagnement des personnes, des familles et des collectifs.

Budget, consommation, alimentation, santé et hygiène, habitat et logement, environnement et énergie ou encore numérique constituent ainsi des domaines dans lesquels le CESF peut conseiller, informer, former, orienter et accompagner.

Le nouveau référentiel accorde également une place importante à l’autodétermination des personnes accompagnées, à leur participation et à leur pouvoir d’agir.

Il renforce parallèlement la démarche réflexive, l’inscription dans les dynamiques partenariales et territoriales, l’actualisation des connaissances et l’adaptation des interventions aux évolutions des besoins des populations et des territoires.

Cette réforme entraîne également une évolution du dossier de validation utilisé dans le cadre de la VAE pour les candidats s’engageant sur le nouveau référentiel.

J’ai pu obtenir et prendre connaissance de cette nouvelle trame du dossier de validation des acquis de l’expérience, anciennement appelé livret 2.

Si elle ne constitue pas une révolution dans sa structure générale, elle comporte plusieurs évolutions qu’il est important de comprendre avant de commencer à rédiger.

L’une d’entre elles est particulièrement visible : dans la partie consacrée à la description de votre expérience, le nouveau dossier permet désormais de présenter jusqu’à quatre situations de travail.

Mais attention : disposer de quatre espaces de rédaction ne signifie évidemment pas qu’il suffit de présenter une situation par bloc de compétences.

Ce serait même passer à côté de la logique de la VAE.

Une même situation professionnelle peut permettre de mobiliser plusieurs compétences et plusieurs blocs.

Un accompagnement budgétaire, pour exemple, peut vous conduire à mobiliser votre expertise dans les domaines de la vie quotidienne, mais également à soutenir l’autodétermination de la personne, à travailler avec différents partenaires, à vous inscrire dans un cadre institutionnel et réglementaire ou encore à mobiliser différents outils de communication.

Tout l’enjeu sera donc de choisir des situations suffisamment riches et complémentaires, de les mettre en relation avec le nouveau référentiel et surtout de démontrer, à travers leur explicitation et leur analyse, les compétences que vous avez réellement développées au cours de votre expérience.

C’est précisément l’objectif de ce guide.

Pour ceux qui ont moins de temps, voici une vidéo à consulter (mais vous aurez nettement moins d’infos !).



Lorsque vous ouvrez votre nouveau dossier de validation pour la première fois, vous retrouverez de nombreuses rubriques déjà présentes dans l’ancien Livret 2.

Vous devrez notamment présenter :

  • vos motivations ;
  • votre parcours professionnel ;
  • votre parcours de formation ;
  • la ou les expériences professionnelles que vous souhaitez mobiliser ;
  • votre environnement institutionnel ;
  • votre structure ;
  • votre positionnement professionnel ;
  • vos activités ;
  • le public que vous accompagnez ;
  • vos situations de travail ;
  • une analyse globale de votre expérience ;
  • ainsi que les documents que vous souhaitez joindre en annexe.

La logique générale du dossier reste donc relativement familière.

Pour autant, quelques évolutions méritent votre attention.



La principale évolution concerne le nombre de situations professionnelles proposées dans la nouvelle trame.

Le précédent livret 2 permettait de développer trois situations de travail.

La nouvelle version en prévoit désormais quatre au maximum.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la nouvelle architecture du diplôme, elle-même organisée autour de quatre blocs de compétences.

Attention toutefois à une interprétation qui pourrait rapidement vous mettre en difficulté :

quatre blocs de compétences ne signifient pas nécessairement une situation exclusivement consacrée à chacun des quatre blocs.

Une situation professionnelle est rarement aussi cloisonnée.

Lorsque vous accompagnez une personne dans la construction de son projet, pour exemple, vous pouvez simultanément mobiliser des compétences relatives à l’accompagnement, au travail en équipe, et au partenariat.

Certaines compétences sont donc naturellement transversales.

L’objectif n’est pas de forcer vos expériences à entrer artificiellement dans quatre cases.

Il consiste plutôt à identifier, pour chaque situation, les compétences que celle-ci vous permettra de démontrer de manière suffisamment approfondie.



À l’inverse, évitez de sélectionner quatre situations en essayant, à chaque fois, d’y faire entrer l’intégralité du référentiel.

Vous risqueriez de multiplier les références aux compétences sans jamais réellement les démontrer.

Une situation de travail doit vous permettre de prendre le temps d’expliquer :

  • ce que vous avez observé ;
  • ce que vous avez compris de la situation ;
  • les besoins que vous avez identifiés ;
  • les hypothèses que vous avez formulées ;
  • les choix professionnels que vous avez réalisés ;
  • les actions que vous avez mises en œuvre ;
  • les personnes et partenaires que vous avez mobilisés ;
  • les résultats obtenus ;
  • la manière dont vous avez évalué votre intervention ;
  • les éventuels réajustements réalisés ;
  • et ce que cette expérience vous a appris ou vous a conduit à questionner dans votre pratique.


Le jury n’évalue pas le nombre de compétences que vous citez.

Il cherche surtout à identifier celles que votre expérience vous permet réellement de démontrer.

C’est toute la différence entre raconter une situation professionnelle et produire une démonstration de compétences.



La nouvelle trame vous permet toujours de présenter plusieurs expériences professionnelles.

Une précision s’impose ici : une expérience professionnelle n’est pas une situation de travail.

Une expérience correspond à un poste que vous avez occupé au sein d’un établissement ou d’un service.

Au sein de cette expérience, vous allez ensuite sélectionner des situations professionnelles précises permettant de démontrer vos compétences.

Vous n’êtes donc absolument pas obligé de présenter trois expériences différentes.

Une seule expérience peut parfaitement suffire.

Si votre expérience actuelle ou récente est suffisamment riche pour vous permettre de démontrer l’ensemble des compétences attendues dans le nouveau référentiel du DECESF, il peut être beaucoup plus pertinent de construire votre dossier autour de celle-ci.

Cette solution présente plusieurs avantages.

Votre expérience récente sera généralement plus facile à restituer avec précision : vous disposerez également plus facilement de documents permettant d’étayer vos situations : projet collectif porté, écrit professionnel, compte rendu, support de réunion, document partenarial, outil d’évaluation, suivi budgétaire…


Vous éviterez enfin d’alourdir inutilement votre dossier.


Car chaque nouvelle expérience présentée nécessite de nouveau de contextualiser votre environnement professionnel, votre structure, votre positionnement et votre public.

De quoi faire de votre dossier un sacré pavé, pour le plus grand malheur de votre jury de VAE.



Une deuxième expérience devient intéressante lorsque la première ne vous permet pas de couvrir suffisamment certains attendus du référentiel.

On va illustrer par un exemple :

Imaginez qu’une précédente fonction vous ait permis de développer une expérience partenariale ou territoriale particulièrement importante, alors que votre poste actuel vous offre peu d’occasions de démontrer ces compétences.

Cette deuxième expérience peut alors venir compléter intelligemment votre démonstration.

La question à vous poser n’est donc pas :

« Combien d’expériences puis-je présenter ? »

mais :

« De quelles expériences ai-je réellement besoin pour démontrer les compétences attendues ? »


C’est un point particulièrement important.

Même si vous choisissez de présenter plusieurs expériences professionnelles, vous ne disposez pas de quatre situations pour chacune d’entre elles.

Les quatre situations de travail constituent un maximum pour l’ensemble de votre dossier de validation.

Vous pourriez donc retenir :

  • trois situations issues de votre expérience actuelle et une situation issue d’une expérience antérieure
  • deux situations issues d’une première expérience et deux d’une seconde
  • ou tout simplement quatre situations issues d’une seule et même expérience (simple et efficace)

Le choix dépendra entièrement de votre parcours et de la richesse des situations que vous avez rencontrées.

Vous comprenez dès lors pourquoi il serait dommage de commencer à rédiger immédiatement.

Avant toute rédaction, un travail de cartographie de votre expérience au regard du référentiel est indispensable.

C’est cette étape qui va vous permettre de déterminer quelles expériences retenir, quelles situations sélectionner et quelles compétences vous pourrez réellement démontrer.

Et c’est précisément ce que nous allons construire dans la suite de ce guide.



Vous l’avez compris : disposer de quatre situations de travail ne signifie pas qu’il faut commencer immédiatement à les rédiger.

Une étape préalable est indispensable : vous assurer que les expériences et situations que vous envisagez de présenter vous permettront effectivement de démontrer les compétences attendues pour le DECESF.

Partez du référentiel, pas uniquement de vos souvenirs.

Le premier réflexe consiste souvent à rechercher les situations professionnelles qui nous semblent les plus importantes, les plus complexes ou simplement celles dont nous nous souvenons le mieux.

Ce n’est pas nécessairement le meilleur point de départ.

Une situation peut avoir été particulièrement marquante dans votre parcours sans pour autant constituer la situation la plus pertinente pour votre VAE.

Votre objectif reste bien de démontrer les compétences du diplôme visé.

Avant d’arrêter votre choix, prenez donc le temps de relire les quatre blocs de compétences du DECESF et de les mettre en perspective avec les activités que vous exercez réellement.

Interrogez notamment :

  • les accompagnements que vous conduisez
  • votre participation à l’élaboration et à l’évaluation des projets collectifs
  • la place laissée à la personne dans les décisions qui la concernent
  • vos interventions auprès des groupes ou des familles
  • votre travail avec l’équipe, votre réseau et vos partenaires
  • votre inscription dans l’environnement institutionnel et territorial
  • ainsi que la manière dont vous analysez et faites évoluer vos pratiques

Cette première lecture permet généralement de faire émerger plusieurs situations intéressantes.



Votre dossier doit être pensé dans sa globalité.

Une situation pourra mettre particulièrement en évidence certaines compétences, tandis qu’une autre viendra compléter votre démonstration sur des dimensions moins présentes dans la première.

Il est donc préférable de rechercher la complémentarité entre vos situations, plutôt que d’essayer de reproduire quatre fois la même démonstration.

Certaines compétences apparaîtront naturellement dans plusieurs situations.

Ce n’est pas un problème.

L’important est qu’à l’issue de la lecture de votre dossier, le jury puisse disposer d’éléments suffisamment précis pour apprécier votre maîtrise des différents attendus du diplôme, avec une documentation (annexes) qui appuie votre développement.



Avant de sélectionner définitivement une situation professionnelle, demandez-vous simplement :

  • Quel était mon rôle dans cette situation ?
  • Quelles compétences puis-je réellement y démontrer ?
  • Ai-je suffisamment de matière pour expliquer mes choix et ma démarche ?
  • Cette situation apporte-t-elle quelque chose de complémentaire aux autres situations retenues ?
  • Puis-je l’étayer avec des éléments ou documents issus de ma pratique ?

Si vous peinez à répondre à ces questions, il est probablement utile de poursuivre votre réflexion avant de commencer la rédaction.

Ne choisissez pas vos quatre situations uniquement parce qu’elles vous paraissent intéressantes à raconter.

Choisissez-les parce qu’ensemble, elles donnent au jury une vision suffisamment riche et représentative de votre exercice du métier de conseiller en économie sociale familiale.

C’est cette cohérence globale qui donnera ensuite du sens à votre dossier de validation.

On passe maintenant aux choses sérieuses !


DOSSIER VALIDATION DECESF EXEMPLE


Avant d’entrer dans la présentation détaillée de votre expérience professionnelle, le nouveau dossier de validation vous invite à revenir sur votre parcours et sur les raisons qui vous conduisent aujourd’hui à engager une VAE pour le DECESF.

Ces premières rubriques sont relativement simples à compléter.

Elles ne doivent toutefois pas être considérées comme de simples formalités administratives.

Elles permettent au jury de mieux comprendre le cheminement professionnel qui vous conduit aujourd’hui vers le diplôme d’État de conseiller en économie sociale familiale.



La rubrique consacrée à vos motivations doit permettre de comprendre pourquoi vous avez choisi d’engager une VAE et pourquoi vous visez précisément le DECESF.

Il ne s’agit donc pas uniquement d’expliquer que l’obtention du diplôme vous permettra d’évoluer professionnellement ou d’obtenir une reconnaissance de votre expérience.

Prenez également le temps de faire apparaître le lien entre :

  • votre parcours
  • les fonctions que vous exercez ou avez exercées
  • les compétences progressivement développées
  • votre évolution professionnelle
  • et votre projet de certification.

Après lecture de cette partie, une première concordance entre votre expérience et le référentiel du DECESF doit émerger.

Votre présentation doit aussi permettre de comprendre la cohérence de votre démarche.

Restez personnel et professionnel

Cette partie doit vous ressembler.

Évitez les formulations très générales sur le métier de CESF, qui pourraient finalement correspondre à n’importe quel candidat.

Votre motivation prend davantage de sens lorsqu’elle s’appuie sur votre propre parcours : les responsabilités que vous avez progressivement assumées, les publics que vous avez accompagnés, l’évolution de votre pratique ou encore les raisons qui vous conduisent aujourd’hui à souhaiter faire reconnaître ces acquis par le DECESF.


Le dossier vous invite ensuite à retracer les principales expériences qui composent votre parcours.

Cette rubrique donne au jury une première vision de votre trajectoire professionnelle avant d’entrer dans l’analyse détaillée de la ou des expériences que vous aurez choisi de développer.

Soyez précis sur les périodes, les structures, les fonctions exercées et les principales activités réalisées, tout en restant synthétique.

Vous pourrez également faire apparaître, lorsque cela est pertinent, des expériences réalisées en dehors du cadre salarié, notamment certaines activités bénévoles.

L’objectif n’est pas encore de démontrer vos compétences : vous donnez ici au jury les repères nécessaires pour comprendre votre parcours.

N’oubliez pas votre parcours de formation

Votre expérience professionnelle ne constitue pas la seule source de développement de vos compétences.

Au fil de votre parcours, vous avez probablement suivi des formations, obtenu des diplômes ou certifications, participé à des actions de professionnalisation ou actualisé vos connaissances sur les publics que vous accompagnez.

Ces éléments ont leur place dans votre dossier.

Ils permettent notamment de rendre compte de votre dynamique de professionnalisation et d’actualisation de vos connaissances.

Vous pourrez ainsi renseigner les formations qui présentent un intérêt au regard de votre pratique et du diplôme visé, en veillant à conserver les justificatifs permettant d’en attester les dates et, le cas échéant, la durée.

À retenir


Cette première partie doit permettre au jury de répondre à trois questions simples :

  • D’où venez-vous professionnellement ?
  • Comment votre expérience a-t-elle évolué ?
  • Pourquoi cette trajectoire vous conduit-elle aujourd’hui vers le DECESF ?

Inutile d’en faire plusieurs pages : recherchez avant tout la cohérence, la précision et la personnalisation.



Après votre parcours, le dossier de validation vous demande de présenter le contexte dans lequel s’inscrit l’expérience professionnelle que vous avez choisi de développer.

La nouvelle trame adopte ici une organisation assez logique : elle part de votre environnement institutionnel pour aller progressivement vers votre structure, puis vers votre propre positionnement professionnel.

Cette partie permet au jury de comprendre le cadre dans lequel vous exercez avant de découvrir vos situations de travail.

Elle doit rester synthétique : votre objectif reste de fournir les éléments nécessaires à la compréhension de votre pratique.

Présenter votre environnement institutionnel

Commencez par situer votre structure dans son environnement.
Selon votre secteur d’intervention, vous pourrez notamment faire apparaître :

  • le champ dans lequel s’inscrit votre activité : handicap, insertion, hébergement… et le groupe auquel appartient votre établissement (association, département…)
  • les principales politiques sociales qui encadrent votre intervention
  • les acteurs institutionnels concernés
  • les principaux partenaires avec lesquels votre structure est amenée à travailler

Sélectionnez les informations qui ont un lien réel avec votre activité et avec l’accompagnement des personnes.

Ne faites pas, par pitié, un « copier-coller » du site internet de votre association, ou groupe.

Il n’est pas nécessaire d’accumuler les textes législatifs, les dispositifs ou les sigles.

Quelques éléments pertinents et correctement contextualisés seront beaucoup plus utiles au jury qu’une présentation très théorique de votre secteur.

Faites apparaître votre compréhension de cet environnement


Vous travaillez dans un cadre institutionnel qui influence nécessairement votre pratique.

Une évolution réglementaire, une politique publique, les orientations d’un financeur ou encore l’organisation territoriale des réponses peuvent avoir des conséquences concrètes sur les accompagnements proposés.

Votre présentation doit donc montrer que vous savez situer votre intervention dans un environnement plus large que votre seul établissement.

Présenter votre structure

Vous pouvez ensuite resserrer progressivement votre présentation sur la structure dans laquelle vous exercez.

Donnez au jury les informations indispensables pour comprendre son fonctionnement :

  • sa nature et ses missions
  • le public accueilli ou accompagné (rapidement car une autre rubrique est dédiée à ce sujet)
  • son organisation générale
  • le cadre légal
  • les principaux professionnels qui interviennent ;
  • les modalités d’accompagnement proposées ;
  • ainsi que les éléments réglementaires utiles à la compréhension de son activité

Une nouvelle fois, restez sélectif.

Le jury n’a pas besoin de connaître toute l’histoire de votre structure depuis sa création si ces informations n’apportent rien à la compréhension de votre expérience.

Posez-vous plutôt cette question :

« De quelles informations le jury a-t-il besoin pour comprendre l’environnement dans lequel j’exerce mon métier et notre organisation ? »

Expliquer votre position dans la structure

Après avoir présenté votre environnement puis votre établissement, vous allez pouvoir vous recentrer sur votre propre place.

Précisez votre fonction, vos principales responsabilités, votre niveau d’autonomie et la manière dont vous vous inscrivez dans l’organisation.

Cette partie est particulièrement importante dans le cadre de votre VAE.

Votre intitulé de poste ne suffit pas, à lui seul, à déterminer les compétences que vous exercez réellement.

Vous pouvez être conseiller en économie sociale familiale, technicien en intervention sociale et familiale, intervenant social, chargé d’accompagnement, conseiller budgétaire, référent de parcours ou occuper une autre fonction : ce sont les activités réellement exercées, les responsabilités assumées et votre niveau d’implication qui permettront au jury d’apprécier votre expérience.

Évitez donc de simplement reproduire votre fiche de poste.

Donnez plutôt à comprendre votre place réelle dans la structure : les missions que vous prenez en charge, votre marge d’initiative, vos responsabilités, vos principaux interlocuteurs, votre articulation avec l’équipe pluridisciplinaire ou pluriprofessionnelle et, lorsque cela est pertinent, les limites de votre champ d’intervention.

Pour le DECESF, il sera également intéressant de faire apparaître la manière dont vous mobilisez votre expertise dans les domaines de la vie quotidienne, comment vous contribuez à l’accompagnement individuel ou collectif, comment vous vous inscrivez dans les dynamiques partenariales et territoriales et comment vous articulez votre pratique avec le cadre institutionnel dans lequel vous intervenez.

Vous comprendrez ici que votre présentation doit déjà faire écho aux compétences attendues du DECESF et préparer la lecture des situations que vous développerez ensuite.

Présenter vos activités

Le dossier vous invite également à présenter les activités que vous réalisez dans le cadre de cette expérience.

Cette rubrique constitue une première passerelle entre votre poste et les compétences que vous développerez ensuite dans vos situations de travail.

Restez toutefois à ce stade dans une présentation synthétique de votre activité professionnelle.

Vos situations viendront ensuite montrer concrètement comment vous mobilisez vos compétences dans l’action.

Veillez simplement à ce que les activités présentées donnent une image fidèle de votre exercice professionnel et soient cohérentes avec le diplôme que vous souhaitez obtenir.

Et surtout, n’oubliez pas la veille professionnelle !!!

Présenter le public que vous accompagnez

Enfin, prenez le temps de présenter les personnes auprès desquelles vous intervenez.

Là encore, ne vous contentez pas d’indiquer une tranche d’âge ou une typologie.

Sans entrer dans une analyse exhaustive, donnez au jury quelques repères permettant de comprendre :

  • les caractéristiques du public
  • les principales problématiques rencontrées
  • les besoins auxquels votre structure tente de répondre
  • et les incidences que ces réalités peuvent avoir sur votre accompagnement

Cette présentation permettra ensuite de mieux comprendre pourquoi vous intervenez de telle manière dans les situations professionnelles que vous avez choisies.

À retenir pour cette première partie du dossier de validation


Cette partie de votre dossier fonctionne comme un zoom progressif :

À l’issue de sa lecture, le jury doit pouvoir comprendre où vous travaillez, auprès de qui, dans quel cadre et quelle place vous occupez réellement.


Nous arrivons à la partie centrale de votre dossier de validation : les situations de travail.

C’est à travers elles que le jury pourra comprendre comment vous exercez concrètement vos fonctions, quelles compétences vous mobilisez et quelle analyse vous portez sur votre pratique professionnelle. Elles constituent donc une part essentielle de votre démonstration.

Pour le DECESF, cette démonstration doit notamment permettre de retrouver ce qui fait la spécificité de votre expertise : l’accompagnement social dans les domaines de la vie quotidienne, mais également votre capacité à conseiller, informer, former et orienter les personnes, à favoriser leur autodétermination, à coordonner des interventions et à inscrire votre action dans une dynamique partenariale et territoriale.

Le choix de vos situations ne doit donc rien au hasard.

Qu’est-ce qu’une situation pertinente pour votre VAE ?

Une bonne situation de travail n’est pas nécessairement une situation exceptionnelle.

Vous n’avez pas besoin d’avoir résolu une situation de surendettement particulièrement complexe, piloté un projet territorial de grande ampleur ou accompagné une famille confrontée à une accumulation spectaculaire de difficultés pour démontrer vos compétences de conseiller en économie sociale familiale.

Une situation beaucoup plus quotidienne peut être particulièrement pertinente.

Un accompagnement budgétaire, une problématique liée au logement ou à la précarité énergétique, une action collective autour de l’alimentation, du numérique ou de la consommation, un accompagnement dans l’accès aux droits ou encore une action construite avec plusieurs partenaires peuvent constituer d’excellents supports.

Ce qui importe n’est pas le caractère exceptionnel de la situation.

C’est ce qu’elle vous permet de démontrer de votre pratique professionnelle.

Privilégiez donc des situations dans lesquelles votre rôle est clairement identifiable, dans lesquelles vous avez réellement agi, analysé, proposé ou pris des décisions et pour lesquelles vous disposez de suffisamment de recul pour expliquer et justifier vos choix.

Une situation complexe dans laquelle votre intervention reste finalement secondaire sera souvent moins intéressante qu’une situation plus ordinaire dans laquelle vous pouvez précisément montrer comment vous avez mobilisé votre expertise de CESF.

Pensez vos situations comme un ensemble

Vos situations ne doivent pas être choisies indépendamment les unes des autres.

Avant de les retenir définitivement, prenez le temps d’observer ce qu’elles permettent, ensemble, de donner à voir de votre expérience.

Si toutes vos situations concernent exclusivement des accompagnements budgétaires individuels, pour exemple, même si ceux-ci sont parfaitement maîtrisés, votre dossier risque de ne donner à voir qu’une partie de vos compétences.

Votre expérience vous permet peut-être également de démontrer votre capacité à concevoir une action collective, à favoriser la participation des personnes, à travailler avec des partenaires, à contribuer à un diagnostic, à mobiliser les ressources d’un territoire, à assurer une fonction de médiation ou encore à adapter votre intervention à l’évolution d’une situation.

L’objectif n’est donc pas de rechercher artificiellement la situation parfaite.

Il s’agit plutôt de construire un ensemble suffisamment complémentaire pour donner à voir les différentes dimensions de votre exercice professionnel.

Une situation peut mobiliser plusieurs blocs de compétences

Dans la réalité professionnelle, vous ne mobilisez évidemment pas vos compétences bloc par bloc.

Prenons l’exemple d’un accompagnement lié à des difficultés budgétaires et à des impayés d’énergie.

Vous pouvez mobiliser votre expertise dans les domaines de la vie quotidienne pour analyser la situation avec la personne et construire un accompagnement adapté.

Mais cette même situation peut également vous conduire à soutenir ses choix et son autonomie, à travailler avec différents organismes ou partenaires, à mobiliser des dispositifs relevant des politiques sociales ou encore à produire et transmettre des informations professionnelles.

Une seule situation peut donc naturellement faire apparaître plusieurs blocs de compétences.

C’est même souvent ce qui rend une situation particulièrement riche.

En revanche, soyez prudent si vous considérez qu’une seule situation permet, à elle seule, de démontrer l’intégralité du référentiel.

À vouloir tout traiter, vous risquez de multiplier les références aux compétences sans disposer de suffisamment de matière pour réellement les démontrer.

Car une compétence n’est pas démontrée parce que vous avez repris son intitulé dans votre dossier.

Elle doit pouvoir être observée dans votre manière d’analyser, de conseiller, d’accompagner, de décider, de coordonner, d’adapter votre intervention et d’en évaluer les effets.

Ne racontez pas seulement ce qui s’est passé

C’est probablement l’un des points les plus importants à retenir pour la rédaction de votre dossier de validation.

Le jury ne cherche pas uniquement à savoir ce que vous avez fait.

Il doit pouvoir comprendre comment et pourquoi vous l’avez fait.

Si vous présentez par exemple un accompagnement lié au logement, raconter chronologiquement les démarches effectuées, les organismes contactés et les aides sollicitées ne suffira pas nécessairement.

Il faut creuser :

Comment avez-vous évalué la situation initiale ?

Quels besoins avez-vous identifiés avec la personne ?

Quelles étaient ses priorités ?

Quelles ressources ou potentialités avez-vous repérées ?

Comment avez-vous associé la personne aux décisions ?

Pourquoi avez-vous privilégié telle démarche ?

Quelles contraintes avez-vous rencontrées ?

Comment avez-vous articulé votre intervention avec celle des autres professionnels ?

Quels effets avez-vous observés et comment avez-vous ajusté votre accompagnement ?

Votre récit constitue le support de votre démonstration.

Mais c’est votre analyse qui permet au jury de comprendre votre raisonnement professionnel.

Ne négligez pas votre expertise et vos références professionnelles

Ce point prend une importance particulière pour le DECESF.

Votre intervention s’appuie sur une expertise scientifique, technique et sociale dans les différents domaines de la vie quotidienne, mais également sur des connaissances relatives aux publics accompagnés, aux politiques sociales, aux dispositifs, au territoire et au cadre réglementaire de votre intervention.

Le référentiel souligne également l’importance des recommandations de bonnes pratiques et de l’évolution des politiques publiques et du territoire.

Ces connaissances doivent pouvoir apparaître dans vos situations lorsqu’elles permettent d’éclairer votre pratique.

Si vous présentez une situation de précarité énergétique, pour exemple, vous pouvez mobiliser des connaissances relatives au logement, à l’énergie, aux dispositifs existants ou aux conséquences sociales de cette précarité.

Dans un accompagnement budgétaire, certaines notions relatives au budget, à la consommation, au crédit, au surendettement ou au reste à vivre pourront éclairer votre analyse.

Dans une action collective, des références relatives aux caractéristiques du public, aux besoins identifiés ou aux méthodes d’intervention pourront venir justifier vos choix.

L’objectif n’est toujours pas de transformer votre dossier en mémoire universitaire.

Une référence n’a d’intérêt que lorsqu’elle permet de comprendre votre analyse ou de justifier un choix professionnel.

Pensez également aux preuves de votre pratique

Au moment de sélectionner vos situations, posez-vous enfin la question des éléments professionnels susceptibles de venir les étayer.

Vous avez peut-être construit un outil budgétaire, élaboré un support d’information, conçu une action collective, produit une note sociale, préparé une réunion partenariale, réalisé un diagnostic, créé un support pédagogique, participé à une évaluation ou produit un document dans le cadre d’un accompagnement.

Certains de ces éléments pourront trouver leur place dans vos annexes, sous réserve naturellement du respect de la confidentialité et de l’anonymisation des informations.

Mais retenez un principe essentiel : l’annexe ne remplace jamais votre démonstration.

Elle vient l’illustrer, l’étayer ou apporter au jury un élément complémentaire. Les documents annexés doivent consolider le récit et non s’y substituer ; leur pertinence et leur diversité comptent davantage que leur nombre.

Avant de valider définitivement vos situations

Prenez un dernier temps de réflexion.

Demandez-vous si, prises ensemble, elles permettent réellement au jury de comprendre le CESF que vous êtes dans votre pratique.

Retrouve-t-on votre expertise dans les domaines de la vie quotidienne ?

Votre capacité à construire un accompagnement social individuel ou collectif ?

La place que vous accordez à la personne dans son propre accompagnement ?

Votre capacité à informer, conseiller, transmettre et rendre accessibles certaines connaissances ?

Votre travail avec les équipes et les partenaires ?

Votre connaissance du territoire et des dispositifs ?

Votre capacité à analyser votre intervention et à l’ajuster ?

Et surtout : disposez-vous, pour chacune de ces situations, de suffisamment de matière pour expliquer ce que vous avez fait, comment vous l’avez fait et pourquoi vous avez agi ainsi ?

Si la réponse est oui, vous disposez probablement d’une base pertinente pour commencer votre rédaction.


Après la présentation de vos situations de travail, le dossier vous invite à prendre davantage de recul sur l’expérience professionnelle présentée.

Contrairement à une conclusion libre, cette analyse globale est guidée par plusieurs rubriques précises.

Vous n’avez donc pas à rechercher vous-même la manière de l’organiser : le dossier vous indique les différentes dimensions de votre pratique sur lesquelles vous devez revenir.

L’objectif est ici de permettre au jury d’apprécier votre exercice professionnel de manière plus transversale, au-delà des situations particulières précédemment développées.

Pour le DECESF, cette partie est particulièrement intéressante : elle vous permet notamment de faire ressortir ce qui structure votre intervention sociale, la manière dont vous actualisez votre expertise dans les domaines de la vie quotidienne, votre place au sein de l’organisation, votre autonomie professionnelle et votre capacité à évaluer et faire évoluer votre pratique.

Les principes et objectifs qui guident votre action

Vous êtes tout d’abord invité à expliciter les principes qui orientent votre intervention : principes éthiques et déontologiques, objectifs poursuivis dans l’accompagnement, mais également manière dont vous construisez la relation avec les personnes, les familles ou les collectifs accompagnés.

Pour le DECESF, pensez notamment à la place que vous accordez à l’expression de la personne, à ses aspirations, à ses potentialités, à sa participation et à son autodétermination. Ces dimensions occupent une place importante dans le nouveau référentiel professionnel.

Attention toutefois à ne pas produire une simple liste de valeurs.

Écrire que votre pratique repose sur le respect, la bienveillance, la confidentialité, le non-jugement ou encore le respect du libre choix apporte finalement peu d’informations au jury si vous n’expliquez pas comment ces principes influencent concrètement votre manière d’accompagner :

Comment associez-vous la personne à l’analyse de sa situation ?

Comment prenez-vous en compte ses priorités lorsqu’elles diffèrent des vôtres ?

Comment recherchez-vous son adhésion ?

Comment conciliez-vous parfois protection, contraintes institutionnelles et respect de ses choix ?

C’est en reliant ces principes à votre pratique qu’ils prennent véritablement du sens.

Vos sources d’information et de documentation

Le dossier vous demande ensuite d’identifier les ressources que vous mobilisez dans votre activité.

Cette rubrique prend une dimension particulière pour le CESF, dont l’intervention repose notamment sur une expertise scientifique et technique dans les domaines de la vie quotidienne.

Vous pouvez donc présenter les ressources qui vous permettent d’actualiser vos connaissances en matière de budget, consommation, habitat-logement, alimentation-santé-hygiène, environnement-énergie, numérique ou encore accès aux droits, selon votre champ d’intervention.

Pensez également aux textes réglementaires, politiques sociales, dispositifs, recommandations professionnelles, ressources institutionnelles, études consacrées aux publics ou aux territoires, formations, journées professionnelles ou encore travaux théoriques que vous mobilisez.

Le nouveau référentiel insiste d’ailleurs sur l’actualisation continue des connaissances relatives aux politiques de cohésion sociale, aux besoins des populations et aux pratiques d’intervention afin d’adapter les réponses aux réalités du territoire.

L’objectif n’est donc pas de dresser une longue bibliographie.

Montrez plutôt comment vous maintenez votre expertise à jour et comment les informations recueillies viennent réellement éclairer ou faire évoluer votre intervention.

Votre participation au fonctionnement collectif

Vous devrez également préciser la manière dont vous contribuez au fonctionnement collectif de votre structure : travail au sein d’une équipe pluriprofessionnelle ou pluridisciplinaire, réunions, transmissions, échanges professionnels, groupes de travail ou autres espaces institutionnels auxquels vous participez.

Ne vous contentez pas d’énumérer les réunions auxquelles vous assistez.

Expliquez ce que vous y apportez.

En tant que CESF, vous pouvez notamment être amené à apporter un éclairage spécifique lié aux problématiques de vie quotidienne, à partager votre analyse d’une situation, à contribuer à la coordination d’un parcours, à transmettre des informations utiles à l’équipe ou encore à participer à la construction d’une réponse commune.

Le référentiel positionne précisément le CESF au sein d’équipes pluriprofessionnelles ou pluridisciplinaires et dans des coopérations territoriales.

Le jury doit donc pouvoir comprendre non seulement les espaces auxquels vous participez, mais surtout la place professionnelle que vous y occupez.

Votre degré d’autonomie et d’initiative

Cette rubrique est particulièrement intéressante dans une démarche de VAE.

Elle permet de distinguer ce qui relève de votre propre champ de responsabilité de ce qui nécessite une concertation avec l’équipe, une validation hiérarchique ou une décision collective.

Dans votre pratique de CESF, qu’êtes-vous en mesure d’évaluer et de décider vous-même ?

Pouvez-vous définir ou ajuster les modalités d’un accompagnement ?

Concevoir un outil ?

Proposer une orientation ?

Prendre contact avec un partenaire ?

Construire une action collective ?

À quel moment devez-vous solliciter votre hiérarchie ou vous concerter avec d’autres professionnels ?

Vous pourrez ainsi donner à comprendre votre marge d’initiative, votre manière de rendre compte de votre activité, mais également les limites de votre champ d’intervention.

Il ne s’agit surtout pas de chercher à démontrer une autonomie absolue.

Savoir solliciter un autre professionnel, reconnaître qu’une problématique dépasse son champ d’expertise ou identifier qu’une décision ne relève pas de sa responsabilité participe également au positionnement professionnel.

L’évaluation de votre intervention

Le dossier vous demande ensuite comment vous évaluez votre intervention et sur quels critères ou indicateurs vous vous appuyez.

Cette rubrique doit permettre de montrer que votre accompagnement social ou votre intervention ne s’arrête pas à sa mise en œuvre.

Comment savez-vous que la situation évolue ?

Les objectifs définis avec la personne ont-ils été atteints, totalement ou partiellement ?

A-t-elle pu s’approprier certains savoirs ou savoir-faire ?

A-t-elle gagné en autonomie dans certaines démarches ?

L’action collective a-t-elle répondu aux besoins identifiés ?

Quels changements observez-vous ?

Quels retours recueillez-vous auprès des personnes ou des partenaires ?

L’évaluation ne signifie pas nécessairement que tous les objectifs ont été atteints.

Elle consiste également à être capable d’identifier les limites d’une intervention, de comprendre pourquoi certains résultats n’ont pas été obtenus et, lorsque cela est nécessaire, de réajuster l’accompagnement ou les objectifs avec la personne.

Cette capacité à observer les effets de votre intervention et à la faire évoluer participe pleinement à la démarche réflexive attendue du CESF.

Pensez également aux autres retours qui permettent d’évaluer votre action : collègues, famille, hiérarchie, partenaires…

On se construit aussi en intégrant ces évaluations.

Les compétences mises en œuvre

Enfin, vous êtes invité à identifier les principales compétences et les principaux savoirs mobilisés dans le cadre de votre expérience.

Cette dernière rubrique constitue naturellement un point important dans un dossier de VAE.

Évitez toutefois de transformer votre réponse en copie du référentiel en reprenant successivement les intitulés des compétences.

Revenez plutôt sur ce que cette expérience dit réellement de votre exercice professionnel.

Selon l’expérience présentée, vous pourrez notamment faire ressortir votre capacité à analyser une problématique de vie quotidienne, mobiliser votre expertise pour construire un accompagnement adapté, transmettre des savoirs et des savoir-faire, favoriser l’autodétermination, coordonner différentes interventions, travailler avec des partenaires, mobiliser les ressources du territoire, communiquer avec différents interlocuteurs ou encore analyser et faire évoluer votre pratique.

Pensez également aux savoirs qui soutiennent ces compétences : connaissances techniques et scientifiques, cadre juridique et réglementaire, dispositifs et politiques sociales, méthodologies d’intervention, connaissance des publics et du territoire…

L’enjeu reste le même : permettre au jury de comprendre quelles compétences vous avez réellement construites et mobilisées à travers cette expérience, plutôt que de lui restituer le contenu du référentiel.

Retenez donc que…

L’analyse globale vous amène finalement à regarder votre expérience sous plusieurs angles.

Après avoir montré au jury comment vous agissez dans des situations concrètes, vous prenez ici davantage de hauteur pour lui donner à comprendre ce qui structure votre pratique de CESF : les principes qui orientent vos interventions, les connaissances et ressources sur lesquelles repose votre expertise, votre inscription dans le collectif de travail, votre autonomie, votre manière d’évaluer vos actions et les compétences que vous mobilisez.

Elle ne doit donc pas répéter les situations précédemment développées.

Elle vient les compléter en donnant au jury une lecture plus transversale de votre identité et de votre positionnement professionnels de conseiller en économie sociale familiale.


Le nouveau dossier de validation du DECESF ne bouleverse pas fondamentalement la démarche de VAE.

Sa nouvelle organisation et le passage à quatre situations de travail viennent toutefois accompagner l’évolution du référentiel du diplôme et nécessitent de penser votre dossier dans sa globalité avant de commencer à rédiger.

Au fil de ce guide, vous avez pu identifier les principaux repères pour vous approprier cette nouvelle trame.

Gardez néanmoins à l’esprit qu’un dossier de validation ne consiste pas à faire entrer votre expérience dans des cases.

Votre parcours est singulier.

Votre établissement, votre public, vos responsabilités, les situations que vous avez rencontrées et la manière dont vous exercez votre métier le sont également.

C’est précisément cette réalité professionnelle que votre dossier doit permettre au jury de découvrir.

Tous mes voeux de réussite.

Alexandra
Accompagnatrice VAE

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